City blues
City Blues naît des lectures beat, dans le sillage de Kerouac et de ses nuits sans fin.
La ville devient un tempo, un souffle. Les bars, les comptoirs, les lieux d’échange vibrent d’une énergie brute où la liberté se vit plus qu’elle ne se pense, jusqu’au matin.
Les panoramiques de barmen déroulent le rythme : tonalités sépia, cuivre usé, continuité des nuits qui se ressemblent et pourtant diffèrent.
En contrepoint, les figures féminines surgissent en format carré, contrastées, sombres, traversées par un point de lumière. Elles arrêtent le flux.
La série se joue comme un morceau de jazz : répétitions, ruptures, respirations.
Ici, le silence est une note.
Et dans cet espace suspendu, City Blues trouve sa tension, son groove, sa dérive